domingo, 2 de março de 2014

"Le monde disparaît de plus en plus des films"

 
"Le Danois [Lars Von Trier] se niche dans une fôrêt ancestrale. Pour lui il n'y a que deux entités, à égalité, flottant, dans l néant: Moi et le monde. Et l'un peut détruire l'autre. Égotisme monstrueux mais qui au moins reconnaît le monde comme altérité. C'est pour cela que sa quête, ironique et désespérée, importe tant malgré ses errements. Le monde disparaît de plus en plus des films. Ne reste que la société, l'homme dans la société avec ses petites histoires. Mais l'homme dans le monde? Face à l'univers, face a la nature, face à sa nature, face à la mort? Il est révélateur que le seul cinéaste qui exalte l'ambition existentielle du cinéma moderne (Bergman-Antonioni-Tarkovsky) cherche à occuper aujourd'hui la place de l'antéchrist ou du poison - celui qui nie le monde. Il ne reste q'un antidote, à réciter envers et contre tout, comme un mantra: «le vent se lève!... Il faut tenter de vivre!»"
 
Cahiers du Cinéma, Janvier 2014, nº 696, Éditorial.

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