sábado, 10 de agosto de 2013

Parce que ça silence et moteur et coupez



Jacquot de Nantes (1991), de Agnès Varda.


"Parce que j'aime ça
Parce que ça bouge
Pacre que ça vit
Parce que ça pleure
Parce que ça rit
Parce q'au ciné
On est dans le noir
On est au chaud
Entre un mec qui vous fait du genou
Et une nana qui entiève le sien
Devant un con qui part trop fort
Derrièrre un génie aux cheveux ébouriffés
Qui vous êmpeche de lire les sous-titres
Parce que ça danse
Parce que ça chante
Alors je plane
Parce que c'est beau
Parce que filmer c'est comme une femme
C'est comme un homme
Ça peut faire mal
Ça vous écorche
C'est parfois moche
Mais c'est bien quand meme
Parce que ça zoom
Parce que ça travelling
Parce que ça silence et moteur et coupez
Parce qu'on reve
À vingt-quatre images seconde
Et que par conséquent ça fonce dans la nuit
À quatre-vingt six mille quatre cents images à l'heure
Et que le TGV en crève de jalousie
Parce que c'est blanc
Parce que c'est noir et bien d'autres choses encore
Parce que j'aime ça
Et parce que je ne sais rien faire d'autre."

Pourquoi je filme?, Jacques Demy.

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